La science stérilisée

  René Germain

Il est désolant de constater la permanence avec laquelle, les démolisseurs de Glozel assènent, depuis des décennies, des contre vérités éculées, non fondées, sans vérification scientifique, mais sans cesse reprises par des " archéologues " obtus. A défaut de tenter de comprendre " l'énigme " Glozel, la négation du phénomène était et reste sécurisante, en même temps qu'elle fait preuve d'incapacité, enrobée de mauvaise foi évidente. Glozel n'est pas préhistorique, n'est pas néolithique, donc Glozel n'existe pas.
  • Le renne et l'écriture sont impossibles à Glozel !
  • Les objets mis au jour sont le résultat de falsifications, de manipulations. Cherchons le faussaire qui a voulu " recréer une civilisation " ! Deux morceaux d'un même objet, portant des traces récentes de colle actuelle, ont été découverts miraculeusement, placés en évidence sur le lieu de fouille. S'agit-il d'une grossière mise en scène accusatrice ? qui pourrait être capable d'une mystification aussi simpliste ?
  • C'est un montage politique de la " nouvelle droite ". D'ailleurs, dans les fouilles " sérieuses " on n'exhume jamais d'objets entiers !
  • A Glozel, il n'y a pas de couche archéologique, il n'y a même pas de site. Les sites périphériques n'existent pas… !
La litanie est longue et les preuves absentes. Est-ce ainsi que l'on décide de l'existence d'une découverte archéologique ?
Devant l'incapacité de comprendre, il est plus facile de nier l'évidence. Convaincus de l'infaillibilité de leurs affirmations, les détracteurs restent aveuglés par l'absurdité de leurs réfutations.
Le ridicule ne tue pas, mais la science et les " pseudo-scientifiques " n'en sortent pas grandis.
Des preuves irréfutables de l'authenticité de Glozel :
Les datations TL, réalisées en 1973 par trois laboratoires, en France, en Ecosse et au Danemark, sur des argiles cuites, ont situé ces dernières de 300 av J.C. à 700 ap.
Les argiles vitrifiées, datées du XX° siècle, avaient subi plusieurs chauffes.
Les quelques datations C14 sur des objets en os ont permis de dater ces derniers du Moyen Age ; Les gravures, réalisées sur des os frais, datent de l'âge de l'os.
L'écriture a été réalisée sur de l'argile fraîche, avant cuisson. Elle doit être datée de l'âge des tablettes, elle n'est donc pas préhistorique. Le déchiffrement est rendu difficile par une écriture qui mêle, signes alphabétiformes et symboliques, sans suite logique apparente.
Les sondages de1983 auraient été stériles, ils ont cependant mis au jour quelques objets, non répertoriés, ni photographiés, qui ont été réduits (intentionnellement) en poussière, pour des analyses qui n'ont donné lieu à aucun commentaire.
Il faut désigner des faussaires,  des coupables, mais certains ont disparu. Peut-être bien qu'ils ont fait des émules ? La présence plus ou moins douteuse des verriers permettrait de déplacer les problèmes. Mais là aussi, il faudrait négliger l'interdit scellé par le sacré du sanctuaire !
On reste silencieux sur les sépultures miseS au jour, dont des rapports donnent des descriptions précises ! Que dit-on des représentations anthropomorphes, des statuettes bisexuées, de la représentation bifide… ? Rien !
La volonté de discréditer le site de Glozel manque cruellement d'arguments, scientifiquement étayés et les détracteurs en sont réduits à de bien piètres arguties.
Il paraît plus gratifiant à certains, pour un profil de carrière, d'explorer des sites exotiques, au financement plus généreux, que de tenter d'élucider d'obscures situations archéologiques régionales, au bénéfice honorifique très incertain. Il serait périlleux d'introduire Glozel dans un cursus !
Messieurs les fossoyeurs de Glozel, que pensez vous des tessons d'argile d'Alvao au Portugal, publié dans " Le Mercure de France ", t VIII, 1929, p.721 ?