Remarques 1 sur l'article du Monde du 27 décembre 2007 : " Vrais et faux mystères à Glozel "

René Germain

Des imprécisions, des inexactitudes.
Qu'est-ce que le " monde scientifique " ? Que veut dire " scientifiques académiques " ? Le monde académique ne qualifie pas les archéologues officiels. L'INRAP n'est pas une académie. L'archéologue est un praticien, parfois un scientifique. Sa mission est de mettre au jour, des sites, du mobilier, de les analyser, de les présenter en document d'histoire et de les publier. Il n'est pas pour autant propriétaire de la découverte, celle-ci devient objet d'histoire et doit être accessible à tous. L'archéologie est science auxiliaire de l'Histoire.
" Une affaire qui oppose la science officielle à des cercles de passionnés ". Une récurrence de l'archéologie officielle est de s'approprier les documents et de regarder les chercheurs, qui ne font pas partie du sérail, comme des amateurs, sinon comme des incapables, quelle que soit leur compétence scientifique.
Les membres du CIER ne se veulent pas archéologues, ils ne constituent pas un " cercle de passionnés ", sinon dans le domaine de la vérité. Ce sont des chercheurs, professeurs d'université, agrégés, docteurs d'Etat, français et étrangers, qui font autorité et sont d'intégrité scientifique reconnue. Ils étudient systématiquement et thématiquement le mobilier de Glozel, ce qu'ont négligé les archéologues. Ils veulent comprendre ce que signifie cet ensemble, apparemment hétéroclite, mais exceptionnel. Ils ont, en 2007, tenu leur Xème colloque international. L'ensemble de leurs travaux est aujourd'hui publié. Leur lecture permettrait d'éviter les clichés éculés et les discours infondés, voire allusifs.
CIER : Centre International d'Etude et de Recherche.
Bureau :
Jacques Thierry, président, Docteur, Inspecteur Général de l'Educa-
                          tion  Nationale.
René Germain, directeur, Professeur émérite des Universités.
Guy Lesec, trésorier, docteur, historien.
Robert Liris, secrétaire, Professeur d'histoire.
Comité scientifique :
Jerrold Atlas, Professeur, Université Long-Island, USA.
Nadine Berthelier, Conservateur en chef du Patrimoine.
Christine Biaggi, Professeur, Université New-York, USA.
Douglas Donahue, Professeur, Université Arizona, USA.
Patrick Ferryn, archéologue, Belgique.
Clair Gaillard, chercheur IPH, CNRS, Paris.
Robert Gérard, Professeur, Université Colombia, USA.
Alice Gérard, archéologue, New-York, USA.
Jean-Louis Heim, Professeur MNHM, Paris.
Hans-Rudolf Hitz, docteur, Professeur, Suisse.
Hugh-Mc Kerrel, directeur laboratoire Edimbourg, Ecosse.
Jeannette O'Malley, archéologue, Université Arizona, USA.
Georges Rigondet, docteur, chercheur.
Norman Simms, Professeur, Université Waikato, Nelle-Zélande.
Patricia Soto-Heim, docteur, MNHM, Paris.
Serge Soupel, Professeur, Sorbonne Paris.

On ne peut, de son siège, avec des à priori, porter un jugement objectif sur un site que l'on ne connaît que superficiellement, et de plus le discréditer. A Glozel, comme ailleurs, il ne s'agit pas d'être pro ou anti, il faut honnêteté et impartialité. On ne peut l'être, aveuglé par des certitudes archéologiques, politiques ou autres.
Scientifiquement, seuls les faits étayés de preuves sont à considérer. Les hypothèses non vérifiées sont sources d'erreurs. Un peu de modestie serait, en la matière, indispensable. On ne peut tout connaître, tout n'a pas été découvert, tout n'a pas été compris !

" En 1927 un colloque international conclut à une supercherie ".
Il s'agit d'un " commission internationale ", qui publie un rapport, plus de deux mois après la fin de ses travaux. Elle conclut à " la non ancienneté des documents qu'elle a pu étudier à Glozel ". C'est-à-dire qu'elle ne les considère pas préhistoriques, mais elle ne parle pas de supercherie ! L'abbé Favret, qui faisait partie de la commission internationale, mourant avoue, dans les années 50, à madame Van Gennep :  " Je regrette d'avoir signé le rapport de la commission, parce que je suis convaincu que Glozel est authentique . "

Fraude ou faux ? Ne pas confondre !
Plusieurs tentatives de fraude ont été relevées :
Miss Garrod, membre de la commission internationale, avoue au docteur Morlet avoir creusé le front de fouille, protégé par du plâtre, pour faire croire à une intervention nocturne. Sur le cliché publié, les genoux de son pantalon portent encore les traces du plâtre.
Peyrony, conservateur des Eyzies, fouille à Glozel en 1927, trouve un galet gravé. Il le raye avec sin couteau pour faire croire à un faux.
En 1983, après un sondage stérile de la veille, " le lendemain, les archéologues ont trouvé, comme par miracle, les deux morceaux d'un même objet, avec des traces de colle. L'analyse chimique a conclu que cet objet était tout récent ".
Quel contrefacteur aurait assez stupide pour mettre un tel objet en évidence et croire ainsi berner des archéologues avertis ? Ces derniers tenaient alors une preuve irréfutable d'un faux ! Pourquoi ne l'ont-ils pas conservé, daté à la TL et publié ? Où est cet objet ? Pourquoi une simple analyse chimique, imprécise et mal adaptée ? Ceci ressemble à une grossière mise en scène, par les archéologues eux-mêmes, visant à déconsidérer le site. Qui croit-on berner ou convaincre avec un aussi mauvais scénario ? De qui se moque-t-on ?

Des faux ? Encore faudrait-il en apporter la preuve, c'est donc qu'il y a des vrais. Messieurs les archéologues mettez-vous au travail !

L'écriture !
" Certaines tablettes alphabétiformes ont été confectionnées au XX° siècle ".
Il s'agit de deux tablettes vitrifiées. L'une d'elle était soudée à une statuette bisexuée. Nous avons demandé une contre-expertise au professeur John Shaw de l'Université de Liverpool. L'analyse a déterminé, sur les deux tablettes, plusieurs périodes de chauffe. La plus récente à 300 degrés n'a pu permettre la vitrification, qui se réalise autour de 1200 degrés. La vitrification est donc plus ancienne
" L'écriture a été tracée récemment sur des tablettes cuites plus anciennes ". Ces tablettes plus anciennes auraient eu quelle utilisation ? Aucune trace d'arrachement de la matière n'a été observée, qu'un outil n'aurait pas manqué de laisser ! Nous avons procédé à une étude macro-photographique qui a montré, sur toutes les tablettes analysées, des traces de repoussage de l'argile avant cuisson. Ceci permet de dater l'écriture et de donner le sens de lecture. 98% des objets en argile analysés ont été datés de 400 av. à 700 ap.
" L'écriture est une habile contrefaçon ". Le jugement est hâtif et non fondé, puisque l'on reconnaît la période gallo-romaine pour les argiles cuites. Il faut donc envisager cette époque pour la réalisation de l'écriture !

Les os :
" L'acidité du sol est telle que des os ne peuvent y être conservés sur une longue période. Ils ont donc été introduits tardivement ".
Quelles analyses, quelles expériences permettent  cette affirmation ? cette caractéristique n'a pas été signalée par les analyses du sol de 1927 ! Les 300 os, gravés ou non, pour certains datés du X° au XIII° siècle, ne présentent aucune trace de détérioration.
" Les gravures ont été réalisées sur des os frais ".
Nous avons analysé plusieurs os gravés au microscope à balayage électronique. Les résultats montrent que la dessication de l'os a eu lieu après la gravure !
" Les objets ont pu être fabriqués à partir d'ossements, retrouvés sur des sites préhistoriques ".
A-t-on daté des objets d'une époque préhistorique ? La datation de 17000 av., pour quelques ossements, mal identifiés et non gravés, n'est pas utilisable.

Mises au point.
" Les populations locales auraient déjà utilisé un alphabet, il y a plus de 10 000 ans ".
Il faut s'en tenir aux datations actuelles du mobilier à inscriptions. Les thèses préhistorique ou néolithique supposées sont aujourd'hui abandonnées
" Le retour de Glozel dans les années 1980, quand les personnalités de la nouvelle droite interpellent Jacques Lang. Une droite extrême et décomplexée ".
C'est une chasse aux sorcières, du Maccartisme inversé et une grossière erreur historique orientée ! L'intervention auprès de Jacques Lang a été initiée par les socialistes et leur député Bellorgey. Pourquoi le rapport définitif des sondages 1983-1984 n'a-t-il pas encore été rendu publique ? C'est une rétention de documents inacceptable ! A-t-on quelque chose à cacher ?
" Pas de tessons et de fragments, ce qui n'arrive jamais ".
C'est faux ! Il suffirait de regarder les objets brisés et faire l'effort de se baisser au niveau des rayons du bas des armoires du musée de Glozel.
" Il y a eu manipulation, mais on en connaît pas l'ampleur ".
Il faudrait en montrer les éléments ! Quel aveu d'impuissance et quelle conclusion étonnante pour des scientifiques !
" On a le sentiment que quelqu'un a essayé de fabriquer une civilisation ".
A quel Dieu a-t-on à faire ? La plaisanterie est de taille. Quel scientifique est capable d'une telle pantalonnade ?

Il faut être ignare, de mauvaise foi, voire malhonnête, pour soutenir encore aujourd'hui que Glozel est une supercherie. Comment un site, entaché de faux, a-t-il pu résister, plus de 84 ans à la sagacité d'archéologues confirmés


Glozel est une survivance de croyances néolithiques et de l'âge du Bronze, dans leurs thèmes universels.

Pourquoi passe-t-on sous silence les sépultures à fosse ovalaire ?

La lecture des 10 fascicules des actes des colloques internationaux, tenus par le CIER à Vichy, est vivement conseillée à ceux qui se commettent à parler de Glozel.

                                                                        René Germain,
                                                    Professeur émérite des Universités,
                                                    Directeur du CIER.





                                                                                Monsieur,

                                Dans le journal daté du 2 décembre 2007, vous avez signé un article intitulé Vrais et faux mystères à Glozel. J'ai adressé dans le mois de janvier, un courriel pour annoncer qu'en tant que président du Centre International de Recherches (CIER) et fidèle abonné au journal Le Monde depuis très longtemps, je souhaitais que nous puissions soit nous rencontrer - je suis souvent à Paris - soit convenir d'un entretien téléphonique. Je n'ai jamais reçu de réponse c'est la raison pour laquelle je vous adresse ce courrier.                                Permettez-moi, d'abord de vous présenter le CIER : Centre International d'Etudes et de Recherche, association loi 1901 - subventionnée par des fonds publics des collectivités territoriales - regroupant des chercheurs et des universitaires français, européens et étrangers dont les compétences et la notoriété font autorité. Je citerai notamment :

Jacques THIERRY, président, docteur, inspecteur général de l'Education Nationale
René GERMAIN, directeur, professeur émérite des Universités,
Guy LESEC, trésorier, docteur en médecine, historien,
Robert LIRIS, secrétaire, professeur d'histoire,
Jerrold ATLAS, professeur, Université de Long-Island, USA,
Nadine BERTHELIER, conservateur en chef du patrimoine,
Christine BIAGGI, professeur, université Arizona, USA,
Patrick FERRYN, chercheur, Belgique,
Claire GAILLARD, chercheur IPH, CNRS, Paris,
Robert GERARD, professeur, université Colombia, USA,
Jean-Louis HEIM, professeur, MNHM, Paris,
Hans-Rudolf HITZ, docteur, professeur, Suisse,
Jeannette O' MALLEY, chercheur, université Arizona USA,
Georges RIGONDET, docteur, chercheur,
Norman SIMMS, professeur, université Waikato Nelle-Zélande
Patricia SOTO- HEIM, chercheur, musée de l'Homme, Paris,
Serge SOUPEL, professeur des Universités, Sorbonne, Paris.

Les membres du CIER ne se veulent pas archéologues, ce sont des chercheurs dont les méthodes scientifiques et les résultats sans cesse publiés dans le cadre des colloques du CIER ou ailleurs ne font doute pour personne. Les colloques du CIER qui se sont déroulés à Vichy chaque automne, ont donné systématiquement lieu à des publications autorisées dont il serait bon que vous puissiez les consulter et reprendre ainsi certaines affirmations plus que discutables - pour ne pas dire fausses - de votre article.
Indépendamment du fait qu'aujourd'hui encore le site soit globalement contesté dans sa valeur archéologique, sa datation est le point de départ de la majeure partie des polémiques.
Les fraudes, celle de miss Garrod notamment, ne signifie pas " faux " qui qualifierait l'ensemble du site et du mobilier extrait, ne serait-ce pas un peu trop facile ? Comment expliquer aussi que le rapport des dernières fouilles des années 1980 n'ait jamais été publié et que des objets aient été " détruits " au cours des analyses ? L'abandon des thèses sur la préhistoire et - 17000 ans ne signifie pas pour autant falsification, les travaux d'analyse par les universitaires de Columbia ou de Glasgow font, à cet égard, la différence.
Plusieurs conférences de presse, dont une à Paris à la Maison de l'Auvergne à laquelle nous avions convié la presse pour faire le point sur l'état des études concernant Glozel ont donné l'occasion de dialogues, de nouveaux départs… On ne peut que regretter l'ostracisme franco-français dans cette affaire que nos amis scientifiques étrangers déplorent…
Rober Liris, historien, professeur d'histoire, ex-président de l'association des amis de Glozel également abonné au journal Le Monde depuis longtemps ( références : MOO3Y0240344+19552) pourra, en compagnie du directreur du centre le professeur René GERMAIN , m'accompagner à l'entretien que vous voudrez bien nous fixer. Nous pourrions si vous le souhaitez, nous retrouver aussi au musée de Glozel à une date à préciser avec vous.

Je vous prie d'agréer, monsieur, mes salutations les meilleures.

Jacques THIERRY,
président du CIER, docteur de l'université,
inspecteur général de l'éducation nationale,
abonné au journal Le Monde
(références : E02922509999919701PM00304A033916).


Courrier resté sans réponse !
Nouveau courrier du président Jacques THIERRY, en date du 2 juin, resté lui aussi sans réponse !

                                                                                             


Monsieur Stéphane Foucart,
Journaliste, Le Monde,
80, bd Auguste Blanqui
75707 PARIS CEDEX 13.

Quel courage des auteurs de l'article !
Manque d'arguments !
Ces remarques ne méritent aucune attention !
Quelle désinvolture ! Quelle manque de politesse la plus élémentaire !